Et si parfois la paume de tes mains frôlait accidentellement mon visage,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tu sentais délicatement mes cheveux,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tes moqueries s'acharnaient sur ma maladresse,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tu critiquais sans vergogne chacun de mes gestes,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois, tu oubliais mon anniversaire, ma fête, le jour de notre rencontre,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si tu agissais sous le coup d'un amour fou, sans savoir trouver les mots qui vont de concert,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois ton sourire s'illuminait, sans gène, quand j'entre dans une pièce,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois je ne te faisais pas sourire du tout,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tu en oubliais pourquoi tu m'as aimé un jour,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tu étais ivre ; d'alcool, de rage ou de souffrance,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si parfois tu fermais les yeux à t'en briser les paupières pour oublier que j'existe,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si, parfois, m'aimer devenait trop lourd et que tu renonces,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si un jour tu m'oubliais, et si un jour tu me détestais,
Je ne t'en voudrais pas.
Et si tu te perdais dans d'autres bras, si tu riais à d'autres dépends, si tu aimais une autre follement
Je te le promets, je ne t'en voudrais pas.
Je voudrais juste que l'espace d'un mois,
d'une journée, d'une minute,
tu sois, vraiment, à moi.